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Une superbe dégustations

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Verticale des cuvées Renaissance rouge et blanc doux.

Déguster une même cuvée dans des millésimes différents est un exercice que même nous, vignerons, faisons rarement. Lorsque nous avons proposé une telle dégustation à Monsieur Alain Landolt, professeur au Lycée Hôtelier de Toulouse, et à ses élèves du brevet professionnel et de la mention complémentaire sommelerie, il n'a pas hésité. Qu'ils en soient tous remerciés ici, d'autant plus que la dégustation a eu lieu lundi 26 mai 2008, à quelques jours seulement des examens.
Nous avons dégusté d'abord sept millésimes de rouge Renaissance dans l'ordre suivant : 2000, 2001, 2002, 2003, 2004, 2005 et 2007 (en cours d'élevage).
Deux vins ont dominé cette verticale des rouges du 21ème siècle :
- 2005 : la robe est cerise noire et le nez fruits noirs, réglisse et cacao. La bouche est mûre, avec une belle trame tanique mais aussi de la rondeur, un bel équilibre et une bonne longueur.
- 2001 : la couleur est encore sombre avec quelques traces d'évolution. Le nez offre des arômes de fruits noirs et d'épices. La bouche possède gras, ampleur et fraîcheur et présente un très bel équilibre, une belle longueur. Il est excellent à boire actuellement.
Les autres millésimes, s'ils ne sont pas tout à fait au même niveau, n'en restent pas moins très intéressants : 2000, dans un registre soyeux, souple et gourmand, à point, 2002, plus frais, encore sur le fruit, 2003, puissant, tanique, mais enrobé, aux arômes de fruits très mûrs, de cacao, 2004 très équilibré, avec de la réglisse, des épices et des fruits noirs et enfin 2007, qui ne déparera nullement dans la gamme, tant son volume et son fruité ont séduit les dégustateurs.
La deuxième partie de notre programme du jour fut consacrée à la cuvée Renaissance doux. Huit vins ont été goûtés, avec dans l'ordre : 2006, 2005, 2002, 2001, 2000, 1999, 1997 et 1996.
Le grand vainqueur, s'il doit y en avoir un, est sans conteste 2005, très concentré, d'un bel or vert, au nez puissant et complexe de coing, d'ananas confit, de zeste de citron confit et à la bouche très concentrée, riche et confite mais fraîche et n'en finissant pas de se prolonger. Un millésime exceptionnel qu'il faut apprécier comme tel.
N'en déduisez pas pour autant que les autres sont de peu de valeur : chacun dans son registre ils demeurent excellents.
2006, sur la sucrosité, est confit, avec un nez puissant et une bouche ronde et grasse. 2002, est très frais malgré sa richesse. Il ne se présentait pas sous son meilleur jour et gagnera à être attendu quelques années supplémentaires. 2001, très beau millésime, bien équilibré entre fraîcheur et liqueur et possédant de jolis arômes de coing et de zeste d'orange. 2000, avec son nez sur l'écorce d'orange, le miel et la mangue et sa bouche un peu massive est à boire. 1999, élégant et complexe, équilibré, à la fois floral et fruité, est un excellent classique. 1997, récolté en cinq tris, ambré, presqu'orangé, possède un nez exubérant de zeste d'orange, de verveine, de tilleul, de camomille. Ample et bien équilibré, il finit sur le zeste d'agrume et la fraîcheur. Et enfin 1996, très frais, dont la couleur or vert manifeste peu d'évolution et qui développe des notes de citron confit, de coing et de safran.
Une bien belle dégustation, dont vous retrouverez tous les détails dans notre prochaine "Lettre aux Amis du Domaine Rotier" qui paraîtra à l'été 2008.

28/05/2008