Une viticulture écologique

Au domaine Rotier, nous n’avons jamais été des partisans des traitements à outrance ni du désherbage chimique total. Depuis 1985, nous n’apportons plus d’engrais minéraux dans nos vignes, privilégiant les amendements organiques. Le travail du sol a toujours été pratiqué, seul le pied des souches était désherbé.

Photos de rangs de vigne avec semis d'avoine

En 2005, nous franchissons une étape supplémentaire et abandonnons les méthodes de lutte « tout chimique » pour des façons culturales et des traitements beaucoup plus respectueux de la nature et favorisant la stimulation des défenses naturelles de la vigne : abandon des désherbants anti-germinatifs, abandon des produits systémiques de synthèse, c’est à dire véhiculés par la sève, mais dont on ne maîtrise pas l’accumulation dans la plante, pour des produits plus doux, cuivre et soufre, qui employés à bon escient (au bon moment, au bon endroit et à la bonne dose) sont capables de protéger nos vignes sans effets secondaires néfastes. Nous avons également semé entre les rangs de vigne des céréales (avoine et orge), dont les racines vont aérer le sol et favoriser sa vie microbienne. En 2006, nous commençons des traitements par poudrage ainsi que l’utilisation de macérations de plantes.

Sans revendiquer la mention Agriculture Biologique, nous nous en rapprochons dans l’esprit et dans les faits, nous laissant pour l’instant la possibilité d’intervenir avec des produits de synthèse en cas de nécessité absolue, de la même façon que nous ne refusons pas les antibiotiques en cas de besoin pour nous soigner nous-mêmes, bien que nous soyons partisans de méthodes beaucoup plus douces et respectueuses de notre équilibre.

Vignes à haute densité

Des vignes à plus haute densité

En 2001, nous avons décidé d’augmenter la densité de nos nouvelles plantations de vignes passant de 4000 pieds/ha (2,5m × 1m) à 6170 pieds/ha (1,80m × 0,90m).

En augmentant la compétition des souches entre elles, chaque kilo de raisin est produit par une surface de feuilles plus importante. La maturation en est améliorée.

Nous récoltons moins de raisins sur chaque souche, ils sont plus petits, mais plus concentrés, plus riches. Les racines explorent davantage le sol sur lequel elles sont installées pour en extraire toute la « saveur ».

Les premiers résultats en 2004 et 2005 sont très prometteurs et les raisins issus de ces parcelles devraient très rapidement intégrer nos meilleures cuvées.